Videoroom

Videoroom est un étage de la galerie dédié à la vidéo de façon permanente. Retrouvez aussi cet espace à travers des pages dédié du site internet. Base de données sur les vidéos présentées au fil du temps Videoroom a pour vocation de revenir sur toutes les vidéos présentées à travers la galerie.
Depuis 2004, la galerie Magda Danysz a développé une programmation continue en matière de vidéo, d'abord avec un cycle mensuel de vidéo session, qui trouve son apogée aujourd'hui avec des expositions vidéos complètes et des programmes réguliers. Cet espace vidéo a pour but de faire découvrir de jeune talents proposés par les artistes de la galerie, lors des expositions personnelles ou de groupe mais aussi par la commissaire d'exposition Carine Le Malet (lire sa bio) lors des Videosessions.

_______________________________________________

Artiste : Hugo Arcier
Video : Effets et Reflets - 5'26'' - 2004
Date de présentation : 24 fev - 10 mars 2007
Lieu : Galerie Magda Danysz, exposition Sous Influences

Musique : Matmos, It seems.
Actrice: Anastasia Tarassova
" Effets et reflets ", transparence et réflexion, image et imaginaire se confondent et transportent le spectateur dans de nouveaux espaces visuels. Une jeune fille se retrouve peu à peu transportée, au fil des effets de l'alcool, d'hallucination en hallucination, dans un autre monde.

_______________________________________________

Artiste : Hugo Arcier
Video : Les 5 siamoises

Date de présentation : 30 sept 2006
Lieu : Galerie Magda Danysz, Video Session

Les cinq siamoises est un voyage mental dans le cerveau d'une femme hypnotisée. Au fil de la musique, le spectateur suit l'élaboration d'une image fantasmagorique.
Hugo Arcier, né en 1976, vit et travaille à Paris. Infographiste, il a travaillé sur les effets spéciaux de plusieurs longs métrages comme Un long dimanche de fiançailles ou Renaissance. Son univers artistique prend naissance dans le quotidien, un quotidien transformé, déformé : dilatation du temps, décomposition des mouvements. "Les cinq siamoises" Musique de Wax Tailor sur l'album "Tales of the forgotten melodies"

_______________________________________________

Artiste : Estelle Artus
Video :
Domestic Underground (2003, 8min29)
Date de présentation : 28 janvier 2006
Lieu : Galerie Magda Danysz, Video Session #2

Une bande de mauvais garçons mise gros lors d'une partie de poker aux règles indéfinies. Un jeune couple bien comme il faut emprunte un ascenseur pour accéder à un mystérieux parking souterrain. Ces deux fictions parallèles se développent et, non sans violence, se répondent de manière surprenante.
Estelle Artus est une jeune artiste et réalisatrice française qui vit et travaille à Paris. Ses réalisations vidéo ont été présentées dans de nombreuses expositions et festivals tant en France qu'à l'étranger (Anthology Film Archives, New York, Schusev State Museum of Architecture, Moscou, Centre d'Art Contemporain, Prague, etc.). Son travail se situe à la jonction entre art vidéo et court métrage, engageant ainsi une réflexion sur le registre des images mobiles et sur la cohabitation d'espace/temps hétérogènes. Docteur en Arts Plastiques et Sciences de l'Art à l'Université de Paris 1, elle est également chargée de cours à l'Université de la Sorbonne et a écrit plusieurs articles dans des revues d'art, notamment concernant l'art vidéo et l'implication de la technique dans les pratiques artistiques contemporaines.

_______________________________________________

Artiste : Estelle Artus
Video :
I love Korea and Lorea loves me (2002, 5min26)
Date de présentation : 28 janvier 2006
Lieu : Galerie Magda Danysz, Video Session #2

Une jeune femme dans un couloir d'hôtel voit son corps habité d'un mouvement qui se répercute dans la ville de Séoul en Corée du Sud, à moins qu'à l'inverse ce soit l'influx nerveux de cette cité et de ses habitants qui ne l'anime.
Estelle Artus est une jeune artiste et réalisatrice française qui vit et travaille à Paris. Ses réalisations vidéo ont été présentées dans de nombreuses expositions et festivals tant en France qu'à l'étranger (Anthology Film Archives, New York, Schusev State Museum of Architecture, Moscou, Centre d'Art Contemporain, Prague, etc.). Son travail se situe à la jonction entre art vidéo et court métrage, engageant ainsi une réflexion sur le registre des images mobiles et sur la cohabitation d'espace/temps hétérogènes. Docteur en Arts Plastiques et Sciences de l'Art à l'Université de Paris 1, elle est également chargée de cours à l'Université de la Sorbonne et a écrit plusieurs articles dans des revues d'art, notamment concernant l'art vidéo et l'implication de la technique dans les pratiques artistiques contemporaines.

_______________________________________________

Artiste : Nicolas Barrié
Video : De la Guerre Civile - 2004 - 4 mn
Date de présentation : 25 nov 2006
Lieu : Galerie Magda Danysz, Video Session #5
(Talents II)

musique Fabrice Coulon, " De la guerre civile " tiré de " Le théorème d'Espitallier " © Flammarion, 2006.
Des jouets sont posés sur une table, ils sont en conciliabules, une main les arrache puis
les repositionne tout aussi brusquement. Le geste agressif est rythmé par le texte de
Jean Michel Espitallier et la musique de Fabrice Coulon. Les images se succèdent,
se téléscopent : guerres, destructions, jeux vidéo, morts…Cette comédie " musicale
bouchère " nous confronte à la virtualité de la guerre, véhiculée par les médias uniquement.
Nicolas Barrié (né à Paris en 1963) est diplômé de l'école supérieure des Beaux Arts
de Toulouse. La littérature est un axe important de son travail. Il collabore régulièrement
avec des auteurs contemporains notamment Jean Michel Espitallier et Richard Morgiéve. En 2004, invité par l'association " est-ce une bonne nouvelle " il participe à l'hommage qui transforme la maison du poète Arthur Rimbaud en "Maison des Ailleurs". ll prépare pour 2006/2007 deux nouveaux films sur des textes de Jean Michel Espitallier ainsi que l'adaptation en anglais de son film Mafish Durrell avec le texte " Sarhab " d'Emmanuel Adely

_______________________________________________

Artiste : Catherine Baÿ
Video : Blanche neige Episode 1 - 2004 / 13 mn (musique de ludovic Germain)
Date de présentation : 25 nov 2006
Lieu : Galerie Magda Danysz, Video Session #5
(Talents II)

Désertant leur fonction d' objet de consommation, un groupe de Blanche Neige arpente
la campagne fusil à la main. Menaçantes ou menacées ? D'où viennent-elles ?
Pourquoi sont-elles là ? Cet épisode s'inscrit à la suite d'un travail de danse et de
performance engagé depuis 2002 par l'artiste Catherine Baÿ et son équipe ,autour du
personnage de Blanche Neige. Par la vidéo, l'artiste affine et pérennise son approche
plastique d'un monde où, le personnage de Blanche Neige s'affranchit de sa condition
d'icône pour reconquérir notre imaginaire. Une quinzaine de performances ont déjà vu
le jour entre Paris (Fondation Cartier), Berlin (Podewil), Milan (Festival Uovo), Moscou
Festival kliazma), Lausanne (Arsenic), ... réunissant une centaine d'interprètes de toute
nationalité, créant ainsi un véritable réseau dans le monde. Catherine Baÿ vit et travaille
à Paris. Après une formation de danse classique, elle étudie le théâtre à l'école Jacque
Lecoq. Parallèlement, elle suit les cours d'éthnologie de Jean Rouch.

_______________________________________________

Artiste : Thomas Bernardet
Video : Gena Rowlands, Summer training - 5'06'' -2000
Date de présentation : 24 fev - 10 mars 2007
Lieu : Galerie Magda Danysz, exposition Sous Influences

Musique : Wok
Quand la folie nous guette…
Thomas Bernardet a étudié la photographie et l'art vidéo aux beaux-arts de Toulouse, au KIAD Kent Institute of Art and Design en Angleterre puis aux Beaux-arts de Marseille. Artiste pluridisciplinaire entre photographie, vidéo, installations et performances multimédia.

_______________________________________________

Artiste : Pascal Bernier
Video : Flower Serial killer - 2000 - 3mn
Date de présentation : 25 nov 2006
Lieu : Galerie Magda Danysz, Video Session #5
(Talents II)

Flowers Serial Killer nous transforme un instant en spectateurs de snuff movie, nous propulse dans cette attitude malsaine du voyeur. Des roses innocentes y sont gratuitement torturées, exécutées. Selon les termes de l'artiste " l'amplification de la cruauté par la méthode " est un parti pris ironique et critique sur notre époque. Les fleurs martyres résument magistralement l'esprit de cet " artiste-chirurgien " : à la fois fun et hard.
Pascal Bernier (né en Belgique 1960) confronte un monde idéalisé à la cruauté de notre réel. Ce fétichiste traite d'objets qui ont du mal à faire le deuil du " monde parfait " auxquels ils étaient attachés, " C'est beau et c'est moche. Ingénieux et sordide.Triste et comique ". Il expose à Bruxelles gal. Vedovi, Paris gal. Parisud, Lausanne gal. Synopsism et Londres Carpenter workshop.

_______________________________________________

Artiste : Gilles Berquet et Mirka Lugosi
Video : Parade fantôme- 2002
Date de présentation : 24 fev - 10 mars 2007
Lieu : Galerie Magda Danysz, exposition Sous Influences

LA PARADE FANTÔME : Ce film qui s'inspire des parades de cirques peuplés de personnages extravagants, présentant le travail de Gilles et son univers fétichisé qui dépasse l'érotisme banal, tant il fait référence à d'étranges et dérangeantes pulsions. Le film ne prétend pas raconter une histoire. Son aspect narratif naît du montage de mini scènettes qui ont en commun d'inciter à regarder non comme un spectateur mais comme un voyeur. Nous sommes alors immergés dans un univers piège, celui du rêve qu'on ne contrôle pas et dont les images se déroulent malgré nous sur l'écran de nos paupières closes.
Gillles Berquet : né en 1956, vit et travaille à Clamart. Etudie la peinture à l'école des Beaux Arts de Montpellier puis d'Aix en Provence (diplômé en 1980) . Dés 1981, il commence à travailler avec la photographie qui va progressivement prendre une place de choix parmi ses moyens d'expression. Il est l'auteur de 9 ouvrages monographiques dont l'un édité aux Etats Unis et un autre au Japon.. En 1994, sa rencontre avec Mïrka Lugosi marque le début d'un travail en parallèle et parfois en commun. Sous le label "la boîte à gants" ils produisent ensemble leur travail en vidéo.
Mirka Lugosi : Ainsi qu'elle se présente, Mïrka est "peintre d'images" : Dessins, gouaches, polaroïds, encres sur photographies, vidéogrammes, sont autant d'outils avec lesquels elle façonne son univers. Mïrka travaille en petit format, en véritable miniaturiste. L'intimité et la préciosité de ses images nous renvoient à un monde oublié, sans logique ni hiérarchie, ou les objets et les personnages sont traités sur un pied d'égalité. Sous l'apparence trompeuse d'un style classique que l'on pourrait voir comme "charmant" et naïf, Mïrka montre tout ce qui dérange nos bonnes consciences. Au delà de l'imagerie érotique conventionnelle, elle questionne nos pulsions dans l'expression de ses propres fantaisies.

_______________________________________________

Artiste : Gilles Berquet et Mirka Lugosi
Video : Micro films- 2005
Date de présentation : 24 fev - 10 mars 2007
Lieu : Galerie Magda Danysz, exposition Sous Influences

MICROFILMS : Conçu au départ comme des petits interludes sans liens entre eux, et destinés à êtres diffusés disséminés dans une programmation ( à l'image de spots publicitaires venant ponctuer un programme télévisuel ), ces "micro- films" ont finalement fait l'objet d'une sorte de compilation de morceaux choisis qui, pour autant, n'est pas arrêter dans sa durée ni dans son montage. En effet, compte tenue de sa forme, le film pourrait être édité dans un ordre différent ou enrichi régulièrement . Cependant, ainsi montée, la pièce trouve une cohérence dans sa longueur et, du point de vue de la narration, dans le fait de représenter les multiples facettes d'un personnage unique jouant des rôles pour les besoins de l'histoire, s'inscrivant alors dans la tradition même du cinéma avec ses personnages inventés joués par des acteurs.
Gillles Berquet : né en 1956, vit et travaille à Clamart. Etudie la peinture à l'école des Beaux Arts de Montpellier puis d'Aix en Provence (diplômé en 1980) . Dés 1981, il commence à travailler avec la photographie qui va progressivement prendre une place de choix parmi ses moyens d'expression. Il est l'auteur de 9 ouvrages monographiques dont l'un édité aux Etats Unis et un autre au Japon.. En 1994, sa rencontre avec Mïrka Lugosi marque le début d'un travail en parallèle et parfois en commun. Sous le label "la boîte à gants" ils produisent ensemble leur travail en vidéo.
Mirka Lugosi : Ainsi qu'elle se présente, Mïrka est "peintre d'images" : Dessins, gouaches, polaroïds, encres sur photographies, vidéogrammes, sont autant d'outils avec lesquels elle façonne son univers. Mïrka travaille en petit format, en véritable miniaturiste. L'intimité et la préciosité de ses images nous renvoient à un monde oublié, sans logique ni hiérarchie, ou les objets et les personnages sont traités sur un pied d'égalité. Sous l'apparence trompeuse d'un style classique que l'on pourrait voir comme "charmant" et naïf, Mïrka montre tout ce qui dérange nos bonnes consciences. Au delà de l'imagerie érotique conventionnelle, elle questionne nos pulsions dans l'expression de ses propres fantaisies.

_______________________________________________

Artiste : Régine Cirotteau
Video :
Let there be light (2005, 5min)
Date de présentation : 28 janvier 2006
Lieu : Galerie Magda Danysz, Video Session #2


" Let there be light " est le morceau d'ouverture de l'album Rectifier du groupe Tempsion, Régine Cirotteau a choisi de mettre en scène la chanteuse Elise Caron dans un univers aquatique en mouvement. Un univers où le merveilleux, le réel et sa part d'ombre, étrange, fantastique se déroule au travers de la sensation d'état d'hypnose, d'un climat de torpeur, d'une perception qui oscille entre les arabesques joyeuses dans les chorégraphies de Busby Berkeley et l'atmosphère sombre de La nuit du chasseur de Charles Laughton. Voyage onirique et initiatique aux frontières de la perception, mais qui n'oublie pas pour autant les douleurs et les maux de notre réalité.
Depuis la fin des années 80, Régine Cirotteau développe un travail artistique entre photographie, vidéo, écriture de textes et dispositifs sonores. Ses oeuvres sont nourries par les cultures alternatives et hybrides, qui investissent les territoires de l'image expérimentale. Tout en travaillant à perturber les repères et les codes esthétiques et culturels par l'utilisation de passages incessants entre les genres (science-fiction, gore, films d' actualités, feuilleton, générique, clip), elle collabore avec les écrivains Jacques Teboul et Norman Mailer, expose aux côtés de Nan Goldin et Jurgen Klauke (galerie Bouqueret+Lebon), réalise notamment un clip pour Tempsion. Régine Cirotteau prépare à San Francisco un concert installation avec Larry Thrasher de Thee Magesty fondé par Genesis P-Oridge. Trois livres monographiques retracent son parcours : " Les Demeures de l'Ame " (1996, éditions Marval) ; " C'est Fantastique ! " (2004, D.A.P.); " Liquid City " (2005, éditions Filigranes, centre des Arts d'Enghien-les-Bains).

_______________________________________________

Artiste : France Dubois
Video : Ta vie ralentie, 2002, 7 min
Date de présentation : 25 mars 2006
Lieu : Galerie Magda Danysz, Video Session #3

Vidéo à partir de photographies
" Ta vie ralentie " est une séquence composée uniquement d'autoportraits de l'artiste réalisés sur une période de trois ans. Ce constat de la vie de l'auteur sur une période donnée cherche à restituer à la fois la teneur de ses réflexions existentielles et la réalité de son quotidien. De cette vie de tous les jours, on retient surtout les intervalles de vacance : l'entre-temps, l'attente, le transit, qui sont aussi des moments de solitude, véhiculant les pensées égrainées dans la bande-son (Texte de Georges Perec " Un homme qui dort").
France Dubois vit à Paris. Elle pratique la photographie et la vidéo de manière complémentaire. Son travail à été montré dans des festivals en France et à l'étranger. "Ta vie ralentie" a remporté en 2005 le prix du jury au Festival Court'Met de Pau. Son approche, relevant à la fois du documentaire et de l'expérimentation, s'articule autour d'une certaine appréhension des lieux. Elle s'attache au paysage comme aux détails ou aux figures qui le traversent.

_______________________________________________

Artiste : Miklos Dudas
Video : Lamb
Date de présentation : fev 2008
Lieu : Galerie Magda Danysz, exposition Under my skin
Hongrie - 7 minutes - Super8 - 2004
Quand vous perdez l'amour et votre raison d'être, comment s'en sortir ?...
La vidéo de " Lamb " suit les errances d'une femme abandonnée qui ne trouvera de repos que dans une issue fatale. L'état mental et physique du personnage est représenté par la musique qui évolue en fonction de divers degrés de folie.
" Lamb " a reçu le premier prix du " 34th Trans-Danubian Independent Film Review " pour l'écriture, la photographie, l'édition et la direction, et le prix spécial du 6th Menekulés a Rovidfilmbe Festival (Festival du Court Métrage de Budapest) et du 12th Hungarian Film and Video Review of Youth.

Miklos Dudas est né en 1974 en Hongrie.
Il a fait ses études à l'Académie de film de Budapest et a suivis plusieurs Master class sur le thème de la vidéo et du court-métrage.
Il travaille au sein de l'association MAFSZ (Hungarian Independent Film and Video Association), et a été journaliste pour Pergo Kepek Film Magazine. Il réalise depuis 2002 des court-métrages et des clips.
Ses vidéos " Bridge without Humans " (2002) et " Roadmovie " (2006) ont reçu de nombreux prix.
_______________________________________________

Artiste : Hendrick Dusollier
Video : Face
Date de présentation : fev 2008
Lieu : Galerie Magda Danysz, exposition Under my skin
5 minutes - 2007 - Installation stéréoscopique
Création sonore Jean-François Viguié
Produit par Hendrick Dusollier, Nicolas Schmerkin, Studio HDK productions, Autour de minuit productions et en co-production avec Canal +, avec la participation du CNC et ARCADI

" Face experience " est une installation stéréoscopique élaboré pour la diffusion du film d'animation " Face ". Le spectateur s'installe et met le casque audio puis appuis sur le bouton Play et regarde à travers les deux trous du Viseur. A l'intérieur un homme dont on ne distingue que la tête et les épaules subit une série d'expériences violentes. Dans un face à face direct avec le spectateur placé dans la position du voyeur et du bourreau, la tête du cobaye se transforme et se dégrade jusqu'à révéler sa bestialité.

 

_______________________________________________

Artiste : Emilie Essel
Video : Narcisse's time - 2006 - 4'13''
Date de présentation : 24 fev - 10 mars 2007
Lieu : Galerie Magda Danysz, exposition Sous Influences

Musique : Brian Eno Changes For January 07003,
Soft Bells, Hillis Algorithm de l'album Bell Studies
for The Clock of The Long Now
" Narcisse's time " traite de l'addiction à l'image, à notre époque. L'image en général, l'image de l'artiste en particulier. Cette obsession de l'image, de son image chez l'artiste est-elle une recherche d'une origine (les poissons), un moyen de se persuader de sa réalité ? Un reflet est-il une réalité, n'y a -t-il pas confusion ? L'obsession de l'image étouffe le sujet (le personnage se noie presque dans la vidéo), et peut rapidement sombrer dans l'oubli, recouvert d'algues qui assainiront l'endroit (quitte à le remplacer par un autre visage, peu importe)."
Emilie Essel En 1993, est diplômée de l'école d'Art Maryse Eloy, elle remporte le premier prix du concours Adidas Art et travaille comme D.A. junior au magazine Citizen K. Ses vidéos mêlent et entremêlent avec magie la nature humaine et la nature végétale. Il s'en dégage un univers très personnel, très onirique, enrobé d'une musique en parfaite symbiose avec les images.

_______________________________________________

Artiste : Emilie Essel
Video : Dew (2'30 - 2004)
Date de présentation : 27 mai 2006
Lieu : Galerie Magda Danysz, Video Session #4

Emilie Essel En 1993, est diplômée de l'école d'Art Maryse Eloy, elle remporte le premier prix du concours Adidas Art et travaille comme D.A. junior au magazine Citizen K. Ses vidéos mêlent et entremêlent avec magie la nature humaine et la nature végétale. Il s'en dégage un univers très personnel, très onirique, enrobé d'une musique en parfaite symbiose avec les images.

_______________________________________________

Artiste : Emilie Essel
Video : September (2'44 -2004)
Date de présentation : 27 mai 2006
Lieu : Galerie Magda Danysz, Video Session #4

Emilie Essel En 1993, est diplômée de l'école d'Art Maryse Eloy, elle remporte le premier prix du concours Adidas Art et travaille comme D.A. junior au magazine Citizen K. Ses vidéos mêlent et entremêlent avec magie la nature humaine et la nature végétale. Il s'en dégage un univers très personnel, très onirique, enrobé d'une musique en parfaite symbiose avec les images.

_______________________________________________

Artiste : Augustin Gimel
Video :
Genève
Date de présentation : 30 sept 2006
Lieu : Galerie Magda Danysz, Video Session

Genève évoque le sacrifice rituel et l'oppression de l'individu par le pouvoir (d'après Rollerball de Norman Jewison).
Né en 1974, Augustin Gimel réalise des films, des vidéos et des installations. Son travail propose une réflexion sur les limites de la perception visuelle et sonore par l'utilisation du plan-photogramme, des combinatoires et du clignotement. Par la contraction ou l'élongation du temps, par des rapprochements de systèmes de représentation antagonistes, le montage révèle la poésie interne des matériaux pris sur le vif. Des entités nouvelles apparaissent le temps d'un battement de cils.

_______________________________________________

Artiste : Augustin Gimel
Video :
Je n'ai pas du tout l'intention de sombrer
Date de présentation : 30 sept 2006
Lieu : Galerie Magda Danysz, Video Session

Je n'ai pas du tout l'intention de sombrer décrit un magma de béton, de verre et de métal d'où émerge une fente claire, une faille-frontière entre obscurité et lumière.
Né en 1974, Augustin Gimel réalise des films, des vidéos et des installations. Son travail propose une réflexion sur les limites de la perception visuelle et sonore par l'utilisation du plan-photogramme, des combinatoires et du clignotement. Par la contraction ou l'élongation du temps, par des rapprochements de systèmes de représentation antagonistes, le montage révèle la poésie interne des matériaux pris sur le vif. Des entités nouvelles apparaissent le temps d'un battement de cils.

_______________________________________________

Artiste : Yann Gonzales
Video : By the kiss
Date de présentation : fev 2008
Lieu : Galerie Magda Danysz, exposition Under my skin
5 minutes - 2006
avec Kate Moran
Musique : M83
"By the Kiss, c'est d'abord un rêve éveillé qu'il fallait imprimer vite, sur pellicule, comme au temps du cinéma primitif : une bobine 35mm noir et blanc, pas de prise de son ni de montage, et, au cœur de ce dispositif, Kate Moran, avec son visage qui rappelle celui de Lilian Gish. Film muet, donc, mais musical aussi, car chaque baiser, chaque figure, y joue pour moi le rôle d'un instrument. La mélodie de l'héroïne, douce et mélancolique, est ensevelie crescendo par les étreintes, qui forment autant de strates sonores sur le morceau original composé par M83. Les baisers s'impriment sur le corps de Kate, qui reçoit, enregistre, absorbe, superpose, reproduit les affects parfois violents de ses partenaires. À la fin, la bouche est grande ouverte, les yeux sombres, les sentiments à vif, gravés à même la peau et le regard : plus on m'embrasse, plus on me tue. "

Yann Gonzalez est né en 1977.
Journaliste de formation (notamment pour Max, Têtu, Vogue), il a réalisé deux courts métrages, " By the Kiss " (2006) et " Entracte " (2007), sélectionnés à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes. Il travaille actuellement sur un moyen métrage, " Je vous hais petites filles ", récit d'une chanteuse punk (Kate Moran de nouveau) obsédée par l'adolescence, sur fond de sexualité

_______________________________________________

Artiste : Mihai Grecu
Video : Crawl (6'40 - 2005)
Date de présentation : 27 mai 2006
Lieu : Galerie Magda Danysz, Video Session #4


Collaboration Guo Ran et Mihai Grecu
Travail commun du graphiste Guo Ran et de Mihai Grecu, cette animation expérimentale est une réflexion sur notre société, placée dans un cadre fantastique. Librement inspiré de La métamorphose de Kafka, Crawl joue avec l'absurdité et la superficialité des relations humaines contemporaines. Les personnages stéréotypés aux gestuelles caricaturales et répétitives interagissent de façon inattendue avec les décors, dans un emboîtement désinvolte de 2D et de 3D. Le minimalisme et la froideur des codes graphiques dévoilent des métaphores cyniques et un discours critique envers quelques points-clés du schéma de l'ordre social : la consommation, la famille, la télévision. Avec sa chronologie abstraite et le caractère démesuré de ses protagonistes, Crawl est une sorte de conte postmoderne.
Mihai Grecu est né en 1981 à Sebes, en Roumanie. Après des études d'art et design à Cluj Napoca, il poursuit ses recherches plastiques à l'Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg. Il édifie un univers surréaliste et labyrinthique constitué de constructions vidéo aux déroulements saccadés et de fantasmes matérialisés grâce aux effets spéciaux. Des thèmes récurrents tels l'angoisse, le clonage, l'hallucination, l'urbain ou la guerre articulent cet ensemble d'images aux origines mystérieuses et subconscientes. Ces voyages visuels et poétiques qui mélangent plusieurs techniques et styles sont autant des propositions pour un nouvel onirisme technologique.

_______________________________________________

Artiste : Mihai Grecu
Video : Soman (8' - 2005)
Date de présentation : 27 mai 2006
Lieu : Galerie Magda Danysz, Video Session #4

Jour et nuit, l'univers qui nous entoure devient le théâtre de mutations perplexes et d'actions incompréhensibles. La société vivant sous la perpétuelle menace du terrorisme construit en permanence un bestiaire postmoderne interchangeable où de nouveaux démons et des nouvelles versions de l'apocalypse apparaissent. Ce film en capte les rêves fiévreux. Dans Soman, l'atmosphère est dense et polluée par les émanations toxiques du monde en décomposition. Les équipes de décontamination cherchent les survivants des invisibles attentats. Les villes se rétrécissent et se cachent dans nos orifices.
Mihai Grecu est né en 1981 à Sebes, en Roumanie. Après des études d'art et design à Cluj Napoca, il poursuit ses recherches plastiques à l'Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg. Il édifie un univers surréaliste et labyrinthique constitué de constructions vidéo aux déroulements saccadés et de fantasmes matérialisés grâce aux effets spéciaux. Des thèmes récurrents tels l'angoisse, le clonage, l'hallucination, l'urbain ou la guerre articulent cet ensemble d'images aux origines mystérieuses et subconscientes. Ces voyages visuels et poétiques qui mélangent plusieurs techniques et styles sont autant des propositions pour un nouvel onirisme technologique.

_______________________________________________

Artiste : Mihai Grecu
Video : Osmium - 7'30'' - 2006
Date de présentation : 24 fev - 10 mars 2007
Lieu : Galerie Magda Danysz, exposition Sous Influences

Son : François Martig
Acteurs : Philippe Gilmert, Floarea Neaga,
Judith Grynszpan, François Andreu,
Olivier Lecoeur
Six personnages, six types de solitude. Leurs gestes affectent l'air, les courants, la densité des objets. L'apesanteur naît de la souffrance et de l'absence de communication. La maladie, l'angoisse prennent des formes physiques, deviennent des monstres, des objets parasitaires, des figures torturées…
Mihai Grecu est né en 1981 à Sebes, en Roumanie. Après des études d'art et design à Cluj Napoca, il étudie à l'Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg. Ses voyages visuels et poétiques qui mélangent plusieurs techniques et styles sont autant des propositions pour un nouvel onirisme technologique.

_______________________________________________

Artiste : Laura Henno
Video : Twilit, 2003, 6min
Date de présentation : 25 mars 2006
Lieu : Galerie Magda Danysz, Video Session #3

Un personnage féminin surgit de nulle part, pénètre un paysage et le traverse, flottante et impalpable. Hypnotisée par cet espace naturel à peine discernable, la jeune fille se meut lentement, son visage se troublant au fur et à mesure de son avancée. Le film, pensé comme un long travelling, révèle peu à peu un personnage en proie à des sentiments complexes. Les plans se focalisent sur la perception de la jeune fille, sans cesse interpellée par le hors champs, accentuant une tension déjà palpable. Sa physionomie et ses expressions se troublent aussi imperceptiblement que les variations de lumière se reflétant sur son visage, passant furtivement d'un état de plénitude, d'observation, à une inquiétude de plus en plus prégnante. Ses traits se durcissent, se figent au fur et à mesure de son avancée, se masculinisent brièvement, comme si ce qui l'entourait la dépossédait insidieusement.
Laura Henno vit à Lille. Après des études à l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Visuels de La Cambre, section photographie, Bruxelles, Belgique de 1998-2001, elle intègre Le Fresnoy, Studio National des Arts Contemporains,Tourcoing de 2001-2003. Laura Henno développe un travail personnel mais aussi collectif avec Qubo Gas. Son travail a été montré aussi bien dans des galeries, centres d'art, festival en France et à l'étranger.
" Twilit tweet " est une production Le Fresnoy, Studio National des Arts Contemporains.

_______________________________________________

Artiste : Céline Huyghebaert
Video : Week-end à Zuydcoote
Date de présentation : 25 mars 2006
Lieu : Galerie Magda Danysz, Video Session #3

Une jeune femme, une journée d'hiver, dans une ville engourdie, marche. Au cours de sa balade, et en travers, elle projette de passer prochainement un week-end à Zuydcoote sans avoir vu le film qui porte ce nom.
Faire d'un film (celui de Verneuil) un prétexte pour faire un film sans sujet qui ne s'intéresserait qu'à sa propre narrativité, une fiction qui ne renverrait plus qu'à elle-même. Déplacer l'intérêt du contenu de la narration vers l'acte-même de narration (ou du quoi vers le comment). Pousser le désossement du squelette narratif du cinéma (genre, motif, message). L'image serait alors objet de l'image du film. Tenter de (mal)mener la partition du pastiche. De voir la (dé)construction, la répétition comme parcours, relance, inaboutissement ; comme matière fictionnelle et objet de désir, comme substance et comme rythme.Plusieurs récits peuvent toutefois émerger naturellement du désir narratif collectif, et ces récits co-habitent l'image, l'incarnent. Mais cette image contient également l'avortement imminent (immanent ?) de tous ses (ces) désirs narratifs. Le film est alors la somme de ces possibles, ou l'impossibilité d'en être aucun, finalement.
Céline Huyghebaert est née à Bourges et vit à Lille. Après des études à l'Ecole Nationale de Photographie de Arles, elle a intègre en 2004 Le Fresnoy - Studio National des Arts Contemporains de Tourcoing. Elle a créé en 2001 l'association "Etant donné la fuite de gaz" et a réalisé plusieurs vidéos dont "Didascalie" en 2001, "La déconfiture" et "Le mystére du pyjama jaune" en 2003 et "Sans titre" en 2004, co-réalisé avec Astrid Mouget.
" Week-end à Zuydcoote,etc… "" est une production Le Fresnoy, Studio National des Arts Contemporains.

_______________________________________________

Artiste : Romain Kronenberg
Video : Drone dawn - 2006 - 10'
Date de présentation : 24 fev - 10 mars 2007
Lieu : Galerie Magda Danysz, exposition Sous Influences

" Drone Dawn " est d'abord une performance de 90 minutes qui a été présentée à la Fondation Cartier en 2005 lors de l'exposition " J'en rêve ". Cette performance, c'est un lent glissement du jour vers la solitude de la nuit, interprétée par quatre guitaristes électriques et une comédienne, Audrey Bonnet ; le public est invité à s'abandonner lui aussi, à perdre la notion traditionnelle du temps et à se concentrer sur les variations de la lenteur La performance est filmée par Elias Amari et " Drone dawn " devient un film ; le film monté est projeté pendant une seconde représentation de la performance au Palais de Tokyo en 2006, qui est filmée à son tour. Le projet est une mise en abîme sans fin dont sera présentée lors de cette exposition la troisième étapes.
Romain Kronenberg à étudié la théologie et la musique à l'Université et au Conservatoire de Genève. Maîtrisant les outils numériques de création musicale, il collabore avec des artistes issus de différents champs artistiques, dans des endroits aussi divers que le Centre Pompidou, la Comédie Française, l'Ircam etc. Il travaille avec Ugo Rondinone, Hervé Robbe, Pierre Huyghe, Emmanuelle Huynh, Melik Ohania…, pour lesquels il compose ou réalise le design sonore. Il initie également des projets de disque et des performances visuelles et sonores qu'il présente à la Fondation Cartier ou au Palais de Tokyo. Depuis 2006, il s'intéresse particulièrement au monde de l'image et réalise ses propres projets vidéo : " Drone Dawn ", " Nimrod ". C'est avec un projet vidéo et sonore qu'il est sélectionné pour une résidence au Pavillon du Palais de Tokyo, entre 2007 et 2008.
Avec l'aimable soutien de CITU.

_______________________________________________

Artiste : P. Nicolas Ledoux
Video : Blau 08
Date de présentation : 10 sept - 29 oct 2005
Lieu : Galerie Magda Danysz, La Main qui dessinait toute seule… (chap II)

_______________________________________________

Artiste : Arik Levy
Video : Down - Slow - 1999 / 3 mn 12'
Date de présentation : 25 nov 2006
Lieu : Galerie Magda Danysz, Video Session #5
(Talents II)

Une femme descend indéfiniment les marches d'une cage d'escalier. Son pas résonne, étouffé comme dans un sous-marin. Cette répétition nous piège dans un cercle hypnotique. Un espace psycho-physique qui traduit une aliénation, une frustration
Bouger sans aller nul part.
Arik Levy né à Tel Aviv, diplômé du département Design Industriel du Art Center Europe en Suisse, vit et travaille aujourd'hui à Paris. Il se joue de l'innovation technologique pour produire des objets en apparence extrêmement simples et ainsi renvoyer la perception de son travail à un imaginaire collectif .
Il participe à de nombreux projets de recherches et à des expositions de renoms : la Biennale " Video Zone " en 2001 au musée Herzlyia (Israel) et l''exposition D-Day au Centre Georges Pompidou en 2005. Certaines de ses oeuvres sont présentes dans les collections de plusieurs musées : Centre Georges Pompidou (Paris), Victoria Albert Museum (Londres), Israël Museum (Jérusalem) et Museum of Modern art (New York).

_______________________________________________

Artiste : Marianne Maric
Video : Charlene - Elli
Date de présentation : fev 2008
Lieu : Galerie Magda Danysz, exposition Under my skin
Marianne Maric aime filmer des filles comme si elles étaient des poupées perdues dans un monde onirique situé hors du temps. Sa caméra s'attarde sur des filles égarées dans des forêts de contes de fées, comme échappées du monde de l'enfance. Des filles allongées ou des corps en chute libre que l'on devine à la merci du monde de la nuit et du sexe tarifé. L'artiste filme ses obsessions comme autant de visions sur lesquelles l'œil du spectateur aimerait s'attarder, mais qui lui échappent tels des rêves impossibles à rattraper. Une image saturée, des zooms incessants, un montage saccadé et une bande-son entêtante participent à l'impression générale de malaise qui se dégage de ses films.


Video : Filles Lampes
Tandis que les premiers post-humains bénéficieront bientôt des dernières avancées de la technologie, les "filles-lampes" de Marianne Maric sont manifestement le fruit de l'imagination d'une bricoleuse ingénieuse qui s'amuse à jouer avec les symboles. Ces filles-objets sont exactement comme des collages fonctionnant par associations d'idées afin de dé-construire puis de reconstruire les stéréotypes féminins pour mieux les éclairer. En présence de ces corps troublants, mi-femme, mi-objet, le spectateur ne sait plus si c'est son regard ou bien ces créatures apparemment passives qui sont indécents. A noter que la série de photographies fait partie d'un projet bien plus vaste, puisqu'elle n'est que la trace d'une performance à travers laquelle Marianne s'attache à objectiver son monde intérieur pour y voir plus clair, quitte à nous troubler quelque peu.

Élève de l'Ecole Nationale Supérieure d'Art de Nancy, Marianne Maric est une jeune artiste (24 ans) au parcours prometteur. Entre 1999 et 2001, elle participe à l'atelier photo Balalaïka à Mulhouse, dont les travaux menés sous la direction de Robert Delpire paraissent dans la collection Photopoche de Nathan, sous le titre de "Place de la Réunion". Ses oeuvres ont été présentées en de nombreuses occasions : au Crac Alsace en 2003, aux Rencontres Internationales de l'Image en Mouvement (FIPA) de Biarritz en 2004, à Rouen en 2005.
Qu'elle crée des objets, des sculptures, des situations, des films, des images, Marianne Maric parle de la femme. Qu'on se comprenne : il ne s'agit nullement d'encenser par tous les moyens le corps de la femme, ni d'un énième plaidoyer de la cause féministe. La réalité est plus complexe et, du rêve au cauchemar, il s'en faut de peu.
Ses œuvres mettent en scène des femmes en proie au doute, repliées sur elles-mêmes, seules face à leur corps, face à leur visage. Marianne Maric développe une esthétique " trash-glamour " aux compositions et à la lumière très soignées, où la sensualité voisine avec l'érotisme.

Artiste : Erwin Olaf
Video : Rain
Date de présentation : 25 fev - 22 avr 2006
Lieu : Galerie Magda Danysz, Nostalgia

 

 

 

 

 

_______________________________________________

Artiste : Oliver Pietsch
Video : Maybe not - 4'25'' - 2005
Date de présentation : 24 fev - 10 mars 2007
Lieu : Galerie Magda Danysz, exposition Sous Influences

" Maybe not " est l'envol vers un autre monde. Le suicide deviens ici pure poésie. Oliver Pietsch utilise le found-footage qui à son tour devient une intoxication visuelle qui n'est pas instantanée comme les drogues, mais fait son chemin de façon plus invisible. Les séquences répètent des expériences, qui elles-mêmes répètent des stéréotypes.
Oliver Pietsch est né en 1972 à Munich , il vit et travail à Berlin. Après des études à l'Academy of Arts de Munich, il enchainera les expositions personnelles et de groupe à Berlin, New York, Milan… ,et sera séléctionné dans plusieurs festivals : Impakt (Nouvelle Zealande), Transmediale (Berlin) , Ars electronica (Linz)… Il a recu en 2005 le prix du jury du Medienkunstpreis au ZKM de Karlsruhe. Oliver Pietsch est représenté par la Galerie Massimo Carassi de Milan.

_______________________________________________

Artiste : Oliver Pietsch
Video : Drugged - 16' - 2004
Date de présentation : 24 fev - 10 mars 2007
Lieu : Galerie Magda Danysz, exposition Sous Influences

" Drugged " propose une plongée dans un monde " fantastique et fantasmé " ou la folie guette. C'est la métamorphose d'un monde connu en un monde absurde, excessif, ou le bad trip nous emmène vers des formes terrifiantes et menaçantes.
Oliver Pietsch est né en 1972 à Munich, il vit et travail à Berlin.
Oliver Pietsch est représenté par la Galerie Massimo Carassi de Milan.

_______________________________________________

Artiste : Pleix
Video :
BEAUTY KIT 2'16, Musique de Bleip (2001)
Date de présentation : 22 octobre 2005
Lieu : Galerie Magda Danysz, Video Session #1

Beauty Kit est une série de quatre publicités pour des kits de chirurgie esthétique destinés à de très jeunes filles. Ce projet joue sur les limites et sur l'ambiguïté d'un tel produit. Une combinaison soignée de dessins et de couleurs harmonieuses renforce cette duplicité des formes et du sens.
Créé en 2001, Pleix naît d'une collaboration de 7artistes (graphistes designers, artistes 3D, musiciens...) avec la même volonté de mêler leurs compétences, de manière à mettre en place une plus grande liberté pour des projets variés. L'empreinte de Pleix pourrait être un travail commun sur les limites, les contradictions,les accidents qui montrent ces états d'incertitude, de fragilité inhérents au monde numérique.

_______________________________________________

 

Artiste : Pleix
Video :
NO 2'53, Musique de Bleip / Sound Silent records (2001)
Date de présentation : 22 octobre 2005
Lieu : Galerie Magda Danysz, Video Session #1

Une esthétique minimale, des mots, des formes simples aux couleurs vives épousent des dé-constructions sonores. Le principe est la fusion d'éléments dans un dispositif basé sur l'aléatoire et la contradiction.

Artiste : Pleix
Video :
MORE 3'26, Musique de Bleip / Sound Silent records (2001)
Date de présentation : 22 octobre 2005
Lieu : Galerie Magda Danysz, Video Session #1

Une " profusion / confusion " de contradictions visuelles et sonores exacerbées produisent un effet hypnotique sur le spectateur. Le son et l'image se rejoignent alors sur un même territoire : celui d'un ballet unifié.

_______________________________________________

Artiste : Pleix
Video :
CLICKS 3'30, Musique de Bleip / Sound Silent records (2003)
Date de présentation : 22 octobre 2005
Lieu : Galerie Magda Danysz, Video Session #1

De manière ludique, Pleix offre ici un agencement symétrique de formes, de couleurs et d'objets. De ces compositions foisonnantes émerge une poésie de la banalité conférant aux objets qui nous entourent une nouvelle existence. Une musique complice et dynamique invite ces "êtres" à l'autonomie et à la danse.

_______________________________________________

Artiste : Pleix
Video :
EL SALVADOR 3'12, Musique de Athlete / Parlophone records (2003)
Date de présentation : 22 octobre 2005
Lieu : Galerie Magda Danysz, Video Session #1

El Salvador traite de la perte d'identité dans une société où toute chose, y compris la culture, tend à devenir un produit marketing, un bien de consommation ordinaire. Agissant comme un miroir déformant, Pleix exagère graphiquement et symboliquement, mais toujours avec humour, ce qu'il juge être des dysfonctionnements. Dans ce film de commande, apparaissent des extraits de leur vidéo Beauty Kit.

_______________________________________________

Artiste : Pleix
Video :
E-BABY 3'53, Musique de Bleip, (2003)
Date de présentation : 22 octobre 2005
Lieu : Galerie Magda Danysz, Video Session #1

Avec E-baby, Pleix souhaitait travailler sur le thème des automates et des poupées. Coppelia, le célèbre ballet tiré des contes d'Hoffman, et l'univers plastique de l'artiste surréaliste Hans Bellmer ont inspiré ce projet. A travers l'histoire d'une relation désincarnée entre une mère et son enfant, E-baby traite des relations humaines dans un monde où le rapport à autrui passe de plus en plus par des outils de communication impliquant une distance (téléphone, texto, Internet, etc.). Cette distance permet-elle d'éprouver les mêmes sensations dans son rapport à l'Autre ?

 

_______________________________________________

Artiste : Pleix
Video :
PRIDE'S PARANOÏA 3'15, Musique de Futureshock / Parlophone records (2003)
Date de présentation : 22 octobre 2005
Lieu : Galerie Magda Danysz, Video Session #1

Dans Pride's Paranoïa, un homme se transforme en produit et attire vers lui des biens de consommation. Il commence dès lors à haïr la civilisation et essaie de s'enfuir en tentant d'atteindre le ciel. Inspiré par les mangas japonais et les influences cyberpunk chers à Pleix, ce film pose clairement la question de l'identité dans un monde où de plus en plus de personnes se sentent exister par le simple fait de consommer.

_______________________________________________

Artiste : Pleix
Video :
ITSU 3'40, Musique de Plaid / Warp records (2002)
Date de présentation : 22 octobre 2005
Lieu : Galerie Magda Danysz, Video Session #1

Dans la continuité de Beauty Kit, et toujours de manière humoristique, ce travail constitue une parabole sur l'hystérie de notre société de consommation. Pleix adopte ici un langage visuel qui brouille les relations avec la réalité et provoque un étrange malaise.

_______________________________________________

Artiste : Pleix
Video :
SIMONE 2'26, Musique de Bleip (2001)
Date de présentation : 22 octobre 2005
Lieu : Galerie Magda Danysz, Video Session #1

Inspiré du jeu Simon, ce projet montre les rapports joueur / jeu. Sous l'effet d'accidents techniques, de tensions et de déflagrations de l'image et du son, le corps du personnage est soumis à des mutations. Ce corps mutant, incontrôlable, permet l'immersion du spectateur dans une autre réalité : celle du jeu.

_______________________________________________

Artiste : Pleix
Video :
SOMETIMES 3'02, Musique de Kid606 / Mille Plateaux Records (2003)
Date de présentation : 22 octobre 2005
Lieu : Galerie Magda Danysz, Video Session #1

Sometimes est avant tout un travail sur la destruction. La catastrophe des tours du World Trade Center est à l'origine de ce projet, mais il est également inspiré par la scène de l'explosion dans Zabriskie Point, le film de Michelangelo Antonioni. Loin de toute analyse politique, Sometimes s'intéresse aux aspects purement matériels résultant d'une explosion. De toute destruction émerge-t-il une évolution ?

_______________________________________________

Artiste : Pleix
Video :
CISH CASH Musique Basement Jaxx/ Colonel Blimp, XL Recordings (2004)
Date de présentation : 22 octobre 2005
Lieu : Galerie Magda Danysz, Video Session #1

Ballet de chars et d'hélicoptères dirigé par une majorette, Cish cash nous offre une vision décalée de l'armée et de ses codes.

_______________________________________________

Artiste : Pleix
Video :
NETLAG 4"09' , musique de Bliss (2004)
Date de présentation : 22 octobre 2005
Lieu : Galerie Magda Danysz, Video Session #1

NETLAG est un live de 1609 webcams autour du monde. Pour chaque camera, une image a été enregistrée toutes les 10mn (du 29-01-2004 18:40 GTM au 30-01-2004 18:40 GTM). Les images sont téléchargées grâce au software "PICSUCKER" qui a été developpé pour la circonstance par Damien "Dee909" Coureau sur TrollTech QT (Knoppix Linux). Le rendu avec été fait avec MGLR dans les sudios MacGuffLigne à Paris. La musique du film est composée par Henrik José aka BLISS, le titre est "Do you remember how it felt".

_______________________________________________

Artiste : Elodie Pong
Video :
Je suis une bombe Suisse - 6 minutes 12 - 2006
Date de présentation : fev 2008
Lieu : Galerie Magda Danysz, Under my skin

Version française sous-titrée en anglais
Scénario : Elodie Pong
Images : Simon Jaquemet
Montage : Rafael Sommerhalder
Musique : Michael Hilton
Interprétation : Carine Charaire
Un personnage en costume de panda fait du pole-dancing érotique. En enlevant la tête de panda, une femme apparaît et s'approche de la caméra pour clamer des éloges sur son image de femme complexe, à la fois forte et vulnérable, un potentiel ''baril de poudre explosive''.
" Je suis une bombe " a reçu le Swiss Art Award ainsi que le Art Grant du canton de Zurich, Suisse.

Video : No No No - 1minute 24 - boucle vidéo - 2007
Sample 3 : To Be or To Be/Fabrice Gorger- at & La Compagnie Jours Tranquilles
Avec Mathylde Demarez
Musique : Stephane Blok et Aurélien Chouzenoux
Une jeune femme joue de la guitare.
Mais quel est vraiment le sujet de cette vidéo ?
Est-ce que ce que nous voyons correspond vraiment à ce que nous comprenons ?

D'origine suisse, la vidéaste Elodie Pong est née à Boston, États-Unis en 1966. Après des études de sociologie et d'anthropologie à l'Université de Lausanne, elle entame une carrière artistique, se consacrant tout d'abord à la sculpture avant de s'orienter vers l'art vidéo au milieu des années 1990. Elodie Pong explore les domaines entrecroisés de l'installation vidéo, de la vidéo expérimentale, de la performance, et de l'écriture depuis 1996.
Elle gagna le "Swiss Award" du festival VIPER en 2003 et le "Review Film and Video Award" en 2002. Sa dernière exposition, Peripheral Area (2005), a été présentée au centre d'art contemporain Tokyo Wondersite Shibuya.
Ses vidéos ont été présentées à de nombreux festivals et musées internationaux, en Europe, aux États-Unis, et en Asie :
2006
ISELP, Institut Supérieur pour l'Etude du Langage Plastique, Bruxelles; Arteleku, San Sebastián
2005
Némo, Paris ; Biennale de l'Image en Mouvement, Genève ; Victoria Independent Film & Video Festival ; See What Happens, Museum of Modern Art, Belgrade + New Media Center, Novi Sad
2004
Expositions personnelles : Where Is The Poison, Kunsthaus Baselland, Muttenz-Basel ; Contemporary Tales, a certain general, Halle für Kunst, Lüneburg (Allemagne), Chicago International Film Festival, Impakt, Utrecht; L'Air du Temps, Migros Museum für Gegenwarstkunst, Zurich ; Breakthrough, Modern Art GEM Museum, La Haye
2003
Visions du Réel, festival du cinéma international, Nyon; Shadow documentary film festival, Amsterdam Telepidemic, Art Village Center, Kobe, Japon; Centre Culturel Suisse, Paris
Préférant les métaphores aux narrations trop littérales, elle dissèque avec précision et acuité les interactions humaines, les codes culturels et leurs impacts sur la société contemporaine.

_______________________________________________

Artiste : Stefan Ringelschwandtner
Video :
Pro Radii - Allemagne - 2 minutes 45 - 2006
Date de présentation : fev 2008
Lieu : Galerie Magda Danysz, Under my skin

Musique : Autechre
" Mon intention était de faire le film entièrement sans effets spéciaux, avec seulement les " cuts ". Je ne m'étais jamais intéressé au corps humain. Peut-être parce que je suis autiste (j'ai été diagnostiqué cette année. J'ai un HFA - High Functioning Autism). Je ne m'étais jamais intéressé au corps humain ou au visage. Je m'intéressais juste à la 3D avec les formes, les images abstraites… Puis je suis tombé amoureux d'une personne… ce qui était complètement nouveau pour moi et j'ai commencé à m'intéresser au corps humain. La structure, la forme, la couleur, tout. Avec " Pro Radii " j'ai choisi une musique composé par Autechre parce que je veux exprimer l'importante énergie, le pouvoir du corps humain. Je veux que quelque chose se passe, mais que le spectateur ne sache pas quoi. "


Video : Zwischen Sehrinde und Mandelkern - Allemagne - 4 minutes - 2007
"A propos de " Zwischen Sehrinde und Mandelkern " (Entre la région optique et les amydales).
Ma vie entière j'ai su que j'étais différent. C'est difficile à expliquer. J'ai appris que j'avais le " Syndrome Asperger ", une forme d'autisme. Le film parle de ces choses que je faisais quand j'étais enfant… comme jouer avec des legos, mais sans construire des maisons. C'est au sujet des situations sociales… et des choses que j'ai lu sur Asperger… comme un fort taux de testostérone. Je me suis toujours gratté la peau, mais je n'ai jamais eu mal. Les autistes ressentent souvent la souffrance différemment, et ils ressentent différemment quand les gens les touchent. C'est vraiment difficile à expliquer et je ne veux pas vraiment l'expliquer. L'important pour moi c'est que quelque chose semble " choquant " (comme les égratignures et le sang)… mais soit totalement normal. Cela n'a rien à voir avec les dépressions ou ce genre de choses, cela semble choquant mais c'est normal comme manger ou regarder un film. J'ai donc été en hôpital psychiatrique pour y apprendre que je suis autiste. En même temps j'ai réalisé ce film sur mes sentiments, mes pensées."

Stefan Ringelschwandtner est né à Dresde, Allemagne, en 1978 mais est de nationalité autrichienne.
Il a fait ses études à l'Académie d'art et de design HFG-Offenbach où il s'est concentré sur la création de musiques visuelles et d'images abstraites. Son travail pourrait être décrit comme minimaliste, bien que chaleureux et personnel en même temps.
Depuis 1996, il s'est impliqué dans la scène " démo " en créant des animations 3D et d'autres formes d'art. Une " démo " est une forme d'art qui inclut des effets graphiques par ordinateur en temps réel, accompagnés de musique. Une " démo " ressemble à de la musique visuelle ou à un court métrage animé par ordinateur sans histoire ou message. Cependant, les graphismes des " démos " sont entièrement créés par un programme informatique, à la place des outils de l'animation ou de la vidéo, et ils tendent à la fois vers un effet visuel et technique.

_______________________________________________

Artiste : Anthony Rousseau
Video :
Je danse comme un papillon
Date de présentation : 30 sept 2006
Lieu : Galerie Magda Danysz, Video Session

Dans la vidéo Je danse comme un papillon, un jeune garçon, à travers les images de sa webcam, se joue de sa représentation : liberté de mouvement et plaisir mimétique, il est le temps de cette chorégraphie boxeur et papillon...
Né en 1972, Anthony ROUSSEAU vit et travaille à Rennes.
Il a présenté ses travaux dans divers festivals au niveau national (Hérouville St Clair, Clermonf Ferrand, Bourges...) et international (E.U., Corée du Sud, Italie, Espagne, Suisse...) ainsi qu'à la télévision (Pink TV...).

_______________________________________________

Artiste : Anthony Rousseau
Video :
Bodyparts
Date de présentation : 30 sept 2006
Lieu : Galerie Magda Danysz, Video Session

La "vidéo danse" Bodyparts essaye de donner, à travers les sonorités et les images, une représentation symbolique des interactions entre le vivant et la technique, entre alienation et transfiguration... Chorégraphie/Danse : Christine le Berre.
Né en 1972, Anthony ROUSSEAU vit et travaille à Rennes.
Il a présenté ses travaux dans divers festivals au niveau national (Hérouville St Clair, Clermonf Ferrand, Bourges...) et international (E.U., Corée du Sud, Italie, Espagne, Suisse...) ainsi qu'à la télévision (Pink TV...).

_______________________________________________

Artiste : Corine Stübi
Video : Glamourama - 6'12''- 2005
Date de présentation : 24 fev - 10 mars 2007
Lieu : Galerie Magda Danysz, exposition Sous Influences

Tentative d'atteindre le mythe par la mise en scène de morts célèbres. Une mort qui devient un signe, une sorte de mort prêt-à-porter dont l'artificialité empêche l'identification.
Corine Stübi est née en 1977, elle vit et travaille en Suisse. Après des études à L'Ecole des beaux-arts de Genève et à la Bauhaus Universität de Weimar, elle étudie à l'Académie des Nouveaux Médias de Cologne. Elle a été primée lors du festival international Kurzfilmtage d'Oberhausen et a reçu un prix à Vidéoformes en 2006.

_______________________________________________

Artiste : Corine Stübi
Video : Black Lead (7' - 2005)
Date de présentation : 27 mai 2006
Lieu : Galerie Magda Danysz, Video Session #4

Une caméra placée au milieu de la route d'un parking souterrain, scanne devant elle. Des actions sommes toutes banales se succèdent dans le champ de la camera, mais le hors-champ semble être le théatre d'actions et de transformations plus radicales. Plusieurs temporalités se déroulent paralèlement et les personnages semblent bloqué dans un destin mis en boucle. Pourtant la perfection de la boucle est dérangée par divers éléments introduits dans la narration.
Corine Stüebiest née en 1977,elle vit et travaille à Cologne en Allemagne. Après des études à l'Académie des nouveaux médias à Cologne, elle travaille depuis 2005 comme directeur artistique sur des publicités et des clips pour l'Angleterre, les Etats-Unis et la France.

_______________________________________________

Artiste : Corine Stübi
Video : Working girl (4'56 - 2004)
Date de présentation : 27 mai 2006
Lieu : Galerie Magda Danysz, Video Session #4

Les working girls sont des créatures automate / robot / clone / signe qui ne savent faire qu'une chose: exercer leur métier. Des métiers majoritairement féminin. Elles représentent ces clichés qui font d'elles des objets de consommation. Mais sous le standardisé / automatisé se cache la possibilité du dysfonctionement. Un dysfonctionement qui ne peut jaillir que dans le cadre restreint du métier, de la fonction. Des "machines" idéales qui sous le vernis de leur hyperfonctionalité absurde frôlent une hystérie qui n'éclate qu'un court instant pour être à nouveau refoulée.
Corine Stüebiest née en 1977,elle vit et travaille à Cologne en Allemagne. Après des études à l'Académie des nouveaux médias à Cologne, elle travaille depuis 2005 comme directeur artistique sur des publicités et des clips pour l'Angleterre, les Etats-Unis et la France.

_______________________________________________

Artiste : Corine Stübi
Video : Motion Accident Sculpture Suisse - 8 minutes - 2007
Date de présentation : fev 2008
Lieu : Galerie Magda Danysz, Under my skin

" Motion accident sculptures " est une sorte d'accident générique et ritualisé. L'accident produit des éléments sculpturaux en mouvement tels que des corps malmenés, décédés, et des voitures en feu.
L'accident n'est jamais montré, mais il est l'ossature d'une narration dépouillée et minimale qui fait état du drame. Mais ce drame n'est pas entièrement destructeur puisqu'il crée de nouvelles images et est intégré dans un système symbolique, où l'action est précédée de sa représentation.
"Motion accident sculptures" part d'un principe similaire au film "Crash" de David Cronenberg pour le dépasser en proposant une narration qui ne se lirait plus que par son résultat, un résultat anticipé et mis en scène. Il ne reste plus que des corps meurtris, vidés de toutes substances présentés comme les traces d'un événement qui leur est supérieur.
"Avec cette vidéo je souhaiterais explorer des questions conceptuelles sur la narration, une narration réduite à ses propres signes. Je me suis particulièrement intéressée au concept de l'accident en tant que créateur de sculpture humaine et mécanique mouvante. Cette thématique sera abordée de manière purement visuelle, dénuée de dialogue. Ce projet propose de relier un univers cinématographique à celui de la sculpture. Une sculpture narrative chargée d'émotions.
Je souhaite me concentrer sur la force de l'élément unique du résultat, ou comment raconter une histoire uniquement par sa fin, par le résultat de son action. Une action qui par ailleurs semble mise en boucle dans un système de représentation qui l'anticipe. Cette thématique de mise en boucle d'un système de production de signes est d'ailleurs au centre de mes recherches artistiques et cinématographiques. Ce travail propose une lecture de l'image en tant que texte et donne au spectateur une part active à la narration puisqu'il est amené à compléter la trame par sa propre mémoire audiovisuelle. " Corine Stübi

Corine Stübi est née en 1977, elle vit et travaille en Suisse.
Après des études à L'Ecole des Beaux-Arts de Genève et à la Bauhaus Universität de Weimar, elle étudie à l'Académie des Nouveaux Médias de Cologne, Allemagne.
Elle a été primée lors du festival international Kurzfilmtage d'Oberhausen et a reçu un prix à Vidéo formes en 2006.
Corine Stübi est une vidéaste qui s'intéresse particulièrement à la violence contenue dans les codes et signes médiatiques contemporains. Elle questionne en particulier la nécessité actuelle d'avoir à renvoyer une "image". Et tout particulièrement pour les adolescents qui possèdent en effet une forme singulière de compréhension des signes, une grande capacité à les décoder, en même temps qu'une naïveté et une perméabilité presque totale à leur égard. Les personnages des vidéos de Corine Stübi tentent de s'approprier des codes, de les habiter. Ils essaient également de s'y identifier dans une quête qui les conduit progressivement au bord de l'hystérie. L'artiste puise son inspiration dans la culture médiatique et télévisuelle, les vidéo-clips, tout autant que dans le cinéma réalité. Son travail se situe aux frontières du vidéo-clip MTV et de l'art contemporain, entretenant l'ambiguïté. L'espace ainsi construit devient un espace générique, à l'intérieur duquel les personnages ne sont plus que des automates dépourvus d'identité, menaçant le spectateur de leur révolte contenue.
Les univers proposés dans le travail de Corine Stübi sont des environnements "intermédiaires". Entre réalité et mise en scène minutieuse, entre la vie quotidienne et ses produits "virtuels", ils produisent une imagerie de "surface". Différents codes y sont remixés, customisés, jusqu'à ce que chaque élément, de l'espace aux personnages, devienne pur porteur de signes. Le travail de Corine Stübi évolue au cœur de thèmes contemporains comme l'uniformisation au travers du marquage symbolique, la surenchère de signes, la violence, l'identification, l'intégration aux systèmes, l'hystérie quotidienne, l'appropriation des codes. La boucle vidéo lui fournit un outil privilégié afin de mettre en scène essentiellement des femmes et des adolescents.

_______________________________________________

Artiste : Jeanne Susplugas
Video : Come to me, 2004, 1min30
Date de présentation : 25 mars 2006
Lieu : Galerie Magda Danysz, Video Session #3

Come to me est un hommage à la poupée de Hans Bellmer. Forme plastique par excellence, la poupée est ici une chimère : corps de poupée et de femme fragmentés reflétés dans un miroir à l'horizontale, déployant sa théâtralité par la levée d'une porte de verre comme celle du rideau de scène.
Femme et poupée/baudruche se mêlent et se reflètent recréant la fameuse " boule de ventre " de Bellmer dont il a théorisé l'application - boule qui lui a été inspirée par le mécanisme de poupées en bois du XVIe siècle découvertes au Kaiser Friedrich Museum de Berlin. L'une des poupées a deux bassins et deux paires de jambes. C'est à cette poupée que Jeanne Susplugas fait référence et, par extension, à la sensualité, la sexualité, la femme et ses paradoxes, ses ambiguïtés.
Jeanne Susplugas est née à Montpellier et vit à Paris et Berlin. Son travail fait référence au monde de l'enfance et aux aliénations de nos sociétés notamment sur le plan de l'utilisation des médicaments. Ses vidéos baignent souvent dans une atmosphère enfantine derrière laquelle on peut percevoir une certaine ironie délicate et cruelle.

_______________________________________________

Artiste : Jeanne Susplugas
Video : For your eyes, 2004-05, 3min49
Date de présentation : 25 mars 2006
Lieu : Galerie Magda Danysz, Video Session #3

En gros plan, de grands yeux oranges étonnés nous regardent. Ce sont des yeux en plastique, ceux d'une poupée. Elle cligne des yeux. Ce clignement ouvre une scène, une courte animation dans laquelle une petite fille brandit un animal ensanglanté. Avec ses couettes blondes et son petit short sexy, elle sourit avec satisfaction.
Puis, à nouveau, gros plan sur les yeux de la poupée. Cette fois, deux grands yeux verts regardent de côté. Légèrement inquiète, elle cligne des yeux et une nouvelle scène s'ouvre. Une petite fille innocente, armes à la main, découpe de petits poussins noyés dans le sang. Ces animations, réalisées à base de dessins, jouent du contraste. Contraste technique, puisqu'à l'intérieur d'un même dessin, des styles différents cohabitent, allant du graphisme acidulé, parfois proche du dessin d'enfant aux mangas. Contraste émotionnel entre innocence et cruauté. Quatre animations s'enchaînent, scandées par des clignements d'yeux. Celles-ci, apparemment coquines, espiègles, amusantes et séduisantes, révèlent vite des détails inquiétants. Elles évoquent des thèmes à la limite du tabou tels le suicide, la violence envers les enfants …
Jeanne Susplugas est née à Montpellier et vit à Paris et Berlin. Son travail fait référence au monde de l'enfance et aux aliénations de nos sociétés notamment sur le plan de l'utilisation des médicaments. Ses vidéos baignent souvent dans une atmosphère enfantine derrière laquelle on peut percevoir une certaine ironie délicate et cruelle.

_______________________________________________

Artiste : Icon Tada
Video : Videopainting interactif
Date de présentation : 17 mar. - 14 avr. 2007
Lieu : Galerie Magda Danysz

Installation multimedia réagissant à la présence humaine.

 

 

 

 

_______________________________________________

Artiste : Chloé Tallot
Video : Her dance boucle vidéo - 2007
Date de présentation : fev 2008
Lieu : Galerie Magda Danysz Under my skin

Portraits : Blandine Algrain, Célia Pilastre, Crystal Shepherd-Cross, Kaïna Tabet, juin 2007
Musique : M83, "Car Chase Terror !" (Before The Dawn Heals Us), Anthony Gonzales
"Her Dance", Eric B Young - Save As Document 1 (Nuno Dos Santos & Patrice Baumel remix), Written and produced by Er!c B Young, Additional remix by Nuno Dos Santos & Patrice Baumel, Published by Copyright Control, © 2007 Manual Music

" Pure, exigeante, frondeuse, délurée, inquiète, séduisante, la femme d'aujourd'hui vue par Chloé Tallot est une créature hybride et touchante. Démultipliée dans quatre portraits filmés en noir et blanc le temps d'une longue séquence toute en plans ''cuts'', (en clin d'œil au " Faces " de Cassavettes) elle plonge le spectateur dans un abîme de sensations qui renvoie à notre propre condition humaine : tourmentée parce qu'en perpétuel mouvement. Rien n'échappe au filtre créatif de l'artiste, qui donne à voir simultanément le désespoir, la colère, le charme, l'indécision, la cruauté, la beauté d'un sanglot, la grâce d'un sourire, la légèreté d'un geste, l'ambivalence des sentiments… et leur expression dans le regard puissamment attractif de ces quatre visages. Inutile de chercher à capter tout ce qui se dit et s'offre dans ce polyptique hypnotique : il faut se laisser porter par la lumière, les modulations sonores et les voix qui tour à tour s'élèvent et se répondent. Sur une musique de M83 et de Nuno Dos Santos à qui elle emprunte son titre, " Her dance " est une bouleversante métaphore de la danse existentielle dans laquelle nous rêvons tous de prendre, un jour, notre place. " Olivia Benhamou, journaliste et auteur

Née à Neuilly-Seine, France, en 1973.
Enfance et adolescence à Rabat, Maroc (12 ans).
" Chloé Tallot vit et travaille à Paris. Son imaginaire se nourrit d'expériences multiples, rêves, passions, poésies, sexualités, combats, découvertes… L'artiste créée ainsi un univers nouveau et très personnel qui ouvre le flux aux émotions intimes de sa génération. Depuis sa sortie de l'ENSAD (Ecole Nationale Supérieur des Arts Décoratifs de Paris) en 1998, Chloé Tallot explore les nouvelles possibilités de l'image offerte par la puissance des technologies et la réalisation indépendante en home studio. Après s'être intéressée à la réalisation (" 3'10 avant ", Super 16, 8 mn, Coproduction Canal + / La Field Cie, 2000, " Pas le temps ", Super 8, 5'30, prix du court-métrage de Nanterre, 1999, " Partie de Pêche ", 1999, prix vidéo Canal + au festival VIDEOFORMES de Clermont-Ferrand ), elle explore la peinture (exposition " 25 peintures" en 2001, Atelier la Main d'Or, Paris) puis la photographie et les installations vidéo. Pendant toutes ces années, elle ne cesse de réaliser " des carnets de vie ". Rencontre d'éléments visuels et d'écriture, mélange de carnets de voyage et de journal intime, ces collages, initiés dès l'enfance, sont des outils de rêveries.

Pour Chloé Tallot, l'art est avant tout un rapport à l'émotion. Ses séries " Animale " et " Sentimentale ", mélanges complexes de photographies, de surimpressions et de diaporamas sonores, présentées en 2004 à la Galerie To b Art, à Saint Barthélémy, témoignent de ce regard sensible sur le monde. La " Série Animale " explore les instincts, l'organique, la part animale de l'homme. La " Série Sentimentale " sonde le cœur, l'intime, l'émotion. Ses projets en cours, " Ragazze " et " Femmes d'intérieur ", sont des installations composées de photos, de diaporamas sonores et de capteurs. Il s'agit d'une tentative de mise en images des filles de sa génération... "

_______________________________________________

Frédérique Perrotin

Artiste : Ultralab
Video : Ile de Paradis (programme interactif)
Date de présentation : 20 janvier au 10 mars 2007
Lieu :
Espace arts plastiques de Vénissieux

Avec le dispositif multimédia inédit de L’Île de Paradis™ (version 1) Ultralab™ lance un vaste chantier de réflexions et de recherches plastiques organisé autour du thème classique de l’île idéale
À Vénissieux, cette quête prend la forme d’un grand dispositif qui prétendra fonctionner comme un complexe, obscur et déviant Générateur d’Îles Idéales™ (GÎI!™), lequel ne cesse de dysfonctionner. Chaque île répertoriée par le biais de ce processus apporte à l’entité du Générateur ses légendes, son histoire, ses particularités et ses propres fragments fictionnels.
Les détails de ces configurations sont puisés dans un Répertoire des Îles™ appelé à s’enrichir durant toute la durée de l’exposition et même au-delà.
Tout rêve produisant son versant sombre, son négatif cauchemardesque, L’Île de Paradis™ (version 1) donne &eacu