Under my skin

 

VIDEO SHOW
12 JANV - 9 FEV 2008
HENDRICK DUSOLLIER, YANN GONZALEZ, MARIANNE MARIC, DUDAS MIKLOS, ELODIE PONG, STEFAN RINGELSCHWANDTNER, CHLOÉ TALLOT, CORINE STUEBI
Curator : Carine Le Malet

Après le succès de l'exposition vidéo de l'année dernière, Sous Influences, Carine Le Malet est invitée à nouveau à présenter une sélection vidéo. Under my skin est une exposition complètement dédiée à la vidéo où le visiteur se trouve plongé dans le noir et découvre de nouveaux univers.

Dans Under my skin, Carine Le Malet a souhaité exploré la question de la relation au corps, ainsi que la dualité entre le corps rêvé et le corps phantasmé. La question de la perception est omniprésente dans le parcours de vidéo proposé. La perception que l'on a de soit de l'intérieur est sublimement évoquée par le jeune allemand Stefan Ringelschwandtner dans ses vidéos dont la musique est composée par Autechre. La séduction et le regard des autres sont aussi étudiés dans les vidéos de Marianne Maric. Jeune diplômée des beaux arts de Nancy, elle erre dans un monde mélancolique et cherche à enjôler le visiteur. Avec beaucoup d'humour, déguisée en panda faisant du pole dance sous les lumières d'une boule disco, la jeune suissesse Elodie Pong affirme dans " Je suis une bombe " sa prétendue invincibilité en tant que femme.

Under my skin est la suite logique de l'engagement de la galerie pour la diffusion de la vidéo qui depuis son installation rue Amelot a dédié un étage de son espace permanent à la vidéo. Depuis deux ans, la galerie Magda Danysz a développé d'abord un cycle mensuel de vidéo session, qui trouve son apogée aujourd'hui en une seconde exposition complète. Cette exposition vidéo a pour but de faire découvrir de jeune talents proposés par Carine Le Malet. Dans une atmosphère confortable, la galerie invite les spectateurs à découvrir agréablement et apprivoiser la vidéo, médium encore trop peu considéré dans la création contemporaine.

Face - Hendrick Dusollier - France - 5 minutes - 2007 - Installation stéréoscopique
Création sonore Jean-François Viguié
Produit par Hendrick Dusollier, Nicolas Schmerkin, Studio HDK productions, Autour de minuit productions et en co-production avec Canal +, avec la participation du CNC et ARCADI

" Face experience " est une installation stéréoscopique élaboré pour la diffusion du film d'animation " Face ". Le spectateur s'installe et met le casque audio puis appuis sur le bouton Play et regarde à travers les deux trous du Viseur. A l'intérieur un homme dont on ne distingue que la tête et les épaules subit une série d'expériences violentes. Dans un face à face direct avec le spectateur placé dans la position du voyeur et du bourreau, la tête du cobaye se transforme et se dégrade jusqu'à révéler sa bestialité.


By the kiss - Yann GONZALEZ - France - 5 minutes - 2006
avec Kate Moran
Musique : M83
"By the Kiss, c'est d'abord un rêve éveillé qu'il fallait imprimer vite, sur pellicule, comme au temps du cinéma primitif : une bobine 35mm noir et blanc, pas de prise de son ni de montage, et, au cœur de ce dispositif, Kate Moran, avec son visage qui rappelle celui de Lilian Gish. Film muet, donc, mais musical aussi, car chaque baiser, chaque figure, y joue pour moi le rôle d'un instrument. La mélodie de l'héroïne, douce et mélancolique, est ensevelie crescendo par les étreintes, qui forment autant de strates sonores sur le morceau original composé par M83. Les baisers s'impriment sur le corps de Kate, qui reçoit, enregistre, absorbe, superpose, reproduit les affects parfois violents de ses partenaires. À la fin, la bouche est grande ouverte, les yeux sombres, les sentiments à vif, gravés à même la peau et le regard : plus on m'embrasse, plus on me tue. "

Yann Gonzalez est né en 1977.
Journaliste de formation (notamment pour Max, Têtu, Vogue), il a réalisé deux courts métrages, " By the Kiss " (2006) et " Entracte " (2007), sélectionnés à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes. Il travaille actuellement sur un moyen métrage, " Je vous hais petites filles ", récit d'une chanteuse punk (Kate Moran de nouveau) obsédée par l'adolescence, sur fond de sexualité
culte et de synthés s des filles de sa génération... " Frédérique Perrotin

Charlene - Elli - Marianne MARIC
Marianne Maric aime filmer des filles comme si elles étaient des poupées perdues dans un monde onirique situé hors du temps. Sa caméra s'attarde sur des filles égarées dans des forêts de contes de fées, comme échappées du monde de l'enfance. Des filles allongées ou des corps en chute libre que l'on devine à la merci du monde de la nuit et du sexe tarifé. L'artiste filme ses obsessions comme autant de visions sur lesquelles l'œil du spectateur aimerait s'attarder, mais qui lui échappent tels des rêves impossibles à rattraper. Une image saturée, des zooms incessants, un montage saccadé et une bande-son entêtante participent à l'impression générale de malaise qui se dégage de ses films.


Filles Lampes
Tandis que les premiers post-humains bénéficieront bientôt des dernières avancées de la technologie, les "filles-lampes" de Marianne Maric sont manifestement le fruit de l'imagination d'une bricoleuse ingénieuse qui s'amuse à jouer avec les symboles. Ces filles-objets sont exactement comme des collages fonctionnant par associations d'idées afin de dé-construire puis de reconstruire les stéréotypes féminins pour mieux les éclairer. En présence de ces corps troublants, mi-femme, mi-objet, le spectateur ne sait plus si c'est son regard ou bien ces créatures apparemment passives qui sont indécents. A noter que la série de photographies fait partie d'un projet bien plus vaste, puisqu'elle n'est que la trace d'une performance à travers laquelle Marianne s'attache à objectiver son monde intérieur pour y voir plus clair, quitte à nous troubler quelque peu.

Élève de l'Ecole Nationale Supérieure d'Art de Nancy, Marianne Maric est une jeune artiste (24 ans) au parcours prometteur. Entre 1999 et 2001, elle participe à l'atelier photo Balalaïka à Mulhouse, dont les travaux menés sous la direction de Robert Delpire paraissent dans la collection Photopoche de Nathan, sous le titre de "Place de la Réunion". Ses oeuvres ont été présentées en de nombreuses occasions : au Crac Alsace en 2003, aux Rencontres Internationales de l'Image en Mouvement (FIPA) de Biarritz en 2004, à Rouen en 2005.
Qu'elle crée des objets, des sculptures, des situations, des films, des images, Marianne Maric parle de la femme. Qu'on se comprenne : il ne s'agit nullement d'encenser par tous les moyens le corps de la femme, ni d'un énième plaidoyer de la cause féministe. La réalité est plus complexe et, du rêve au cauchemar, il s'en faut de peu.
Ses œuvres mettent en scène des femmes en proie au doute, repliées sur elles-mêmes, seules face à leur corps, face à leur visage. Marianne Maric développe une esthétique " trash-glamour " aux compositions et à la lumière très soignées, où la sensualité voisine avec l'érotisme.

Lamb - Miklos DUDAS - Hongrie - 7 minutes - Super8 - 2004
Quand vous perdez l'amour et votre raison d'être, comment s'en sortir ?...
La vidéo de " Lamb " suit les errances d'une femme abandonnée qui ne trouvera de repos que dans une issue fatale. L'état mental et physique du personnage est représenté par la musique qui évolue en fonction de divers degrés de folie.
" Lamb " a reçu le premier prix du " 34th Trans-Danubian Independent Film Review " pour l'écriture, la photographie, l'édition et la direction, et le prix spécial du 6th Menekulés a Rovidfilmbe Festival (Festival du Court Métrage de Budapest) et du 12th Hungarian Film and Video Review of Youth.

Miklos Dudas est né en 1974 en Hongrie.
Il a fait ses études à l'Académie de film de Budapest et a suivis plusieurs Master class sur le thème de la vidéo et du court-métrage.
Il travaille au sein de l'association MAFSZ (Hungarian Independent Film and Video Association), et a été journaliste pour Pergo Kepek Film Magazine. Il réalise depuis 2002 des court-métrages et des clips.
Ses vidéos " Bridge without Humans " (2002) et " Roadmovie " (2006) ont reçu de nombreux prix.

Je suis une bombe - Elodie PONG - Suisse - 6 minutes 12 - 2006
Version française sous-titrée en anglais
Scénario : Elodie Pong
Images : Simon Jaquemet
Montage : Rafael Sommerhalder
Musique : Michael Hilton
Interprétation : Carine Charaire
Un personnage en costume de panda fait du pole-dancing érotique. En enlevant la tête de panda, une femme apparaît et s'approche de la caméra pour clamer des éloges sur son image de femme complexe, à la fois forte et vulnérable, un potentiel ''baril de poudre explosive''.
" Je suis une bombe " a reçu le Swiss Art Award ainsi que le Art Grant du canton de Zurich, Suisse.

No No No - 1minute 24 - boucle vidéo - 2007
Sample 3 : To Be or To Be/Fabrice Gorger- at & La Compagnie Jours Tranquilles
Avec Mathylde Demarez
Musique : Stephane Blok et Aurélien Chouzenoux
Une jeune femme joue de la guitare.
Mais quel est vraiment le sujet de cette vidéo ?
Est-ce que ce que nous voyons correspond vraiment à ce que nous comprenons ?

D'origine suisse, la vidéaste Elodie Pong est née à Boston, États-Unis en 1966. Après des études de sociologie et d'anthropologie à l'Université de Lausanne, elle entame une carrière artistique, se consacrant tout d'abord à la sculpture avant de s'orienter vers l'art vidéo au milieu des années 1990. Elodie Pong explore les domaines entrecroisés de l'installation vidéo, de la vidéo expérimentale, de la performance, et de l'écriture depuis 1996.
Elle gagna le "Swiss Award" du festival VIPER en 2003 et le "Review Film and Video Award" en 2002. Sa dernière exposition, Peripheral Area (2005), a été présentée au centre d'art contemporain Tokyo Wondersite Shibuya.
Ses vidéos ont été présentées à de nombreux festivals et musées internationaux, en Europe, aux États-Unis, et en Asie :
2006
ISELP, Institut Supérieur pour l'Etude du Langage Plastique, Bruxelles; Arteleku, San Sebastián
2005
Némo, Paris ; Biennale de l'Image en Mouvement, Genève ; Victoria Independent Film & Video Festival ; See What Happens, Museum of Modern Art, Belgrade + New Media Center, Novi Sad
2004
Expositions personnelles : Where Is The Poison, Kunsthaus Baselland, Muttenz-Basel ; Contemporary Tales, a certain general, Halle für Kunst, Lüneburg (Allemagne), Chicago International Film Festival, Impakt, Utrecht; L'Air du Temps, Migros Museum für Gegenwarstkunst, Zurich ; Breakthrough, Modern Art GEM Museum, La Haye
2003
Visions du Réel, festival du cinéma international, Nyon; Shadow documentary film festival, Amsterdam Telepidemic, Art Village Center, Kobe, Japon; Centre Culturel Suisse, Paris
Préférant les métaphores aux narrations trop littérales, elle dissèque avec précision et acuité les interactions humaines, les codes culturels et leurs impacts sur la société contemporaine.

Pro Radii - Stefan RINGELSCHWANDTNER - Allemagne - 2 minutes 45 - 2006
Musique : Autechre
" Mon intention était de faire le film entièrement sans effets spéciaux, avec seulement les " cuts ". Je ne m'étais jamais intéressé au corps humain. Peut-être parce que je suis autiste (j'ai été diagnostiqué cette année. J'ai un HFA - High Functioning Autism). Je ne m'étais jamais intéressé au corps humain ou au visage. Je m'intéressais juste à la 3D avec les formes, les images abstraites… Puis je suis tombé amoureux d'une personne… ce qui était complètement nouveau pour moi et j'ai commencé à m'intéresser au corps humain. La structure, la forme, la couleur, tout. Avec " Pro Radii " j'ai choisi une musique composé par Autechre parce que je veux exprimer l'importante énergie, le pouvoir du corps humain. Je veux que quelque chose se passe, mais que le spectateur ne sache pas quoi. "


Zwischen Sehrinde und Mandelkern - Allemagne - 4 minutes - 2007
"A propos de " Zwischen Sehrinde und Mandelkern " (Entre la région optique et les amydales).
Ma vie entière j'ai su que j'étais différent. C'est difficile à expliquer. J'ai appris que j'avais le " Syndrome Asperger ", une forme d'autisme. Le film parle de ces choses que je faisais quand j'étais enfant… comme jouer avec des legos, mais sans construire des maisons. C'est au sujet des situations sociales… et des choses que j'ai lu sur Asperger… comme un fort taux de testostérone. Je me suis toujours gratté la peau, mais je n'ai jamais eu mal. Les autistes ressentent souvent la souffrance différemment, et ils ressentent différemment quand les gens les touchent. C'est vraiment difficile à expliquer et je ne veux pas vraiment l'expliquer. L'important pour moi c'est que quelque chose semble " choquant " (comme les égratignures et le sang)… mais soit totalement normal. Cela n'a rien à voir avec les dépressions ou ce genre de choses, cela semble choquant mais c'est normal comme manger ou regarder un film. J'ai donc été en hôpital psychiatrique pour y apprendre que je suis autiste. En même temps j'ai réalisé ce film sur mes sentiments, mes pensées."

Stefan Ringelschwandtner est né à Dresde, Allemagne, en 1978 mais est de nationalité autrichienne.
Il a fait ses études à l'Académie d'art et de design HFG-Offenbach où il s'est concentré sur la création de musiques visuelles et d'images abstraites. Son travail pourrait être décrit comme minimaliste, bien que chaleureux et personnel en même temps.
Depuis 1996, il s'est impliqué dans la scène " démo " en créant des animations 3D et d'autres formes d'art. Une " démo " est une forme d'art qui inclut des effets graphiques par ordinateur en temps réel, accompagnés de musique. Une " démo " ressemble à de la musique visuelle ou à un court métrage animé par ordinateur sans histoire ou message. Cependant, les graphismes des " démos " sont entièrement créés par un programme informatique, à la place des outils de l'animation ou de la vidéo, et ils tendent à la fois vers un effet visuel et technique.


Motion Accident Sculpture - Corine STUEBI - Suisse - 8 minutes - 2007
" Motion accident sculptures " est une sorte d'accident générique et ritualisé. L'accident produit des éléments sculpturaux en mouvement tels que des corps malmenés, décédés, et des voitures en feu.
L'accident n'est jamais montré, mais il est l'ossature d'une narration dépouillée et minimale qui fait état du drame. Mais ce drame n'est pas entièrement destructeur puisqu'il crée de nouvelles images et est intégré dans un système symbolique, où l'action est précédée de sa représentation.
"Motion accident sculptures" part d'un principe similaire au film "Crash" de David Cronenberg pour le dépasser en proposant une narration qui ne se lirait plus que par son résultat, un résultat anticipé et mis en scène. Il ne reste plus que des corps meurtris, vidés de toutes substances présentés comme les traces d'un événement qui leur est supérieur.
"Avec cette vidéo je souhaiterais explorer des questions conceptuelles sur la narration, une narration réduite à ses propres signes. Je me suis particulièrement intéressée au concept de l'accident en tant que créateur de sculpture humaine et mécanique mouvante. Cette thématique sera abordée de manière purement visuelle, dénuée de dialogue. Ce projet propose de relier un univers cinématographique à celui de la sculpture. Une sculpture narrative chargée d'émotions.
Je souhaite me concentrer sur la force de l'élément unique du résultat, ou comment raconter une histoire uniquement par sa fin, par le résultat de son action. Une action qui par ailleurs semble mise en boucle dans un système de représentation qui l'anticipe. Cette thématique de mise en boucle d'un système de production de signes est d'ailleurs au centre de mes recherches artistiques et cinématographiques. Ce travail propose une lecture de l'image en tant que texte et donne au spectateur une part active à la narration puisqu'il est amené à compléter la trame par sa propre mémoire audiovisuelle. " Corine Stübi

Corine Stübi est née en 1977, elle vit et travaille en Suisse.
Après des études à L'Ecole des Beaux-Arts de Genève et à la Bauhaus Universität de Weimar, elle étudie à l'Académie des Nouveaux Médias de Cologne, Allemagne.
Elle a été primée lors du festival international Kurzfilmtage d'Oberhausen et a reçu un prix à Vidéo formes en 2006.
Corine Stübi est une vidéaste qui s'intéresse particulièrement à la violence contenue dans les codes et signes médiatiques contemporains. Elle questionne en particulier la nécessité actuelle d'avoir à renvoyer une "image". Et tout particulièrement pour les adolescents qui possèdent en effet une forme singulière de compréhension des signes, une grande capacité à les décoder, en même temps qu'une naïveté et une perméabilité presque totale à leur égard. Les personnages des vidéos de Corine Stübi tentent de s'approprier des codes, de les habiter. Ils essaient également de s'y identifier dans une quête qui les conduit progressivement au bord de l'hystérie. L'artiste puise son inspiration dans la culture médiatique et télévisuelle, les vidéo-clips, tout autant que dans le cinéma réalité. Son travail se situe aux frontières du vidéo-clip MTV et de l'art contemporain, entretenant l'ambiguïté. L'espace ainsi construit devient un espace générique, à l'intérieur duquel les personnages ne sont plus que des automates dépourvus d'identité, menaçant le spectateur de leur révolte contenue.
Les univers proposés dans le travail de Corine Stübi sont des environnements "intermédiaires". Entre réalité et mise en scène minutieuse, entre la vie quotidienne et ses produits "virtuels", ils produisent une imagerie de "surface". Différents codes y sont remixés, customisés, jusqu'à ce que chaque élément, de l'espace aux personnages, devienne pur porteur de signes. Le travail de Corine Stübi évolue au cœur de thèmes contemporains comme l'uniformisation au travers du marquage symbolique, la surenchère de signes, la violence, l'identification, l'intégration aux systèmes, l'hystérie quotidienne, l'appropriation des codes. La boucle vidéo lui fournit un outil privilégié afin de mettre en scène essentiellement des femmes et des adolescents.

Her Dance - Chloé TALLOT - France - boucle vidéo - 2007
(courtesy Galerie Hélène Bailly)
Portraits : Blandine Algrain, Célia Pilastre, Crystal Shepherd-Cross, Kaïna Tabet, juin 2007
Musique : M83, "Car Chase Terror !" (Before The Dawn Heals Us), Anthony Gonzales
"Her Dance", Eric B Young - Save As Document 1 (Nuno Dos Santos & Patrice Baumel remix), Written and produced by Er!c B Young, Additional remix by Nuno Dos Santos & Patrice Baumel, Published by Copyright Control, © 2007 Manual Musicw

" Pure, exigeante, frondeuse, délurée, inquiète, séduisante, la femme d'aujourd'hui vue par Chloé Tallot est une créature hybride et touchante. Démultipliée dans quatre portraits filmés en noir et blanc le temps d'une longue séquence toute en plans ''cuts'', (en clin d'œil au " Faces " de Cassavettes) elle plonge le spectateur dans un abîme de sensations qui renvoie à notre propre condition humaine : tourmentée parce qu'en perpétuel mouvement. Rien n'échappe au filtre créatif de l'artiste, qui donne à voir simultanément le désespoir, la colère, le charme, l'indécision, la cruauté, la beauté d'un sanglot, la grâce d'un sourire, la légèreté d'un geste, l'ambivalence des sentiments… et leur expression dans le regard puissamment attractif de ces quatre visages. Inutile de chercher à capter tout ce qui se dit et s'offre dans ce polyptique hypnotique : il faut se laisser porter par la lumière, les modulations sonores et les voix qui tour à tour s'élèvent et se répondent. Sur une musique de M83 et de Nuno Dos Santos à qui elle emprunte son titre, " Her dance " est une bouleversante métaphore de la danse existentielle dans laquelle nous rêvons tous de prendre, un jour, notre place. " Olivia Benhamou, journaliste et auteur

Née à Neuilly-Seine, France, en 1973.
Enfance et adolescence à Rabat, Maroc (12 ans).
" Chloé Tallot vit et travaille à Paris. Son imaginaire se nourrit d'expériences multiples, rêves, passions, poésies, sexualités, combats, découvertes… L'artiste créée ainsi un univers nouveau et très personnel qui ouvre le flux aux émotions intimes de sa génération. Depuis sa sortie de l'ENSAD (Ecole Nationale Supérieur des Arts Décoratifs de Paris) en 1998, Chloé Tallot explore les nouvelles possibilités de l'image offerte par la puissance des technologies et la réalisation indépendante en home studio. Après s'être intéressée à la réalisation (" 3'10 avant ", Super 16, 8 mn, Coproduction Canal + / La Field Cie, 2000, " Pas le temps ", Super 8, 5'30, prix du court-métrage de Nanterre, 1999, " Partie de Pêche ", 1999, prix vidéo Canal + au festival VIDEOFORMES de Clermont-Ferrand ), elle explore la peinture (exposition " 25 peintures" en 2001, Atelier la Main d'Or, Paris) puis la photographie et les installations vidéo. Pendant toutes ces années, elle ne cesse de réaliser " des carnets de vie ". Rencontre d'éléments visuels et d'écriture, mélange de carnets de voyage et de journal intime, ces collages, initiés dès l'enfance, sont des outils de rêveries.

Pour Chloé Tallot, l'art est avant tout un rapport à l'émotion. Ses séries " Animale " et " Sentimentale ", mélanges complexes de photographies, de surimpressions et de diaporamas sonores, présentées en 2004 à la Galerie To b Art, à Saint Barthélémy, témoignent de ce regard sensible sur le monde. La " Série Animale " explore les instincts, l'organique, la part animale de l'homme. La " Série Sentimentale " sonde le cœur, l'intime, l'émotion. Ses projets en cours, " Ragazze " et " Femmes d'intérieur ", sont des installations composées de photos, de diaporamas sonores et de capteurs. Il s'agit d'une tentative de mise en images des filles de sa génération... " Frédérique Perrotin

Soutenu par Philips

Galerie Magda Danysz
78, rue Amelot - Paris 11
tel. / fax : +33(0)1 45 83 38 51
magda@magda-gallery.com
ouvert du mardi au vendredi de 11h à 19h et le samedi de 14h à 19h
open tuesday through friday from 11am to 7pm and saturday from 2 to 7pm